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Ligue Communiste des Travailleurs

Section belge de la Ligue Internationale des Travailleurs -
Quatrième Internationale (LIT-QI)

« L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. » K. Marx

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10 octobre 2016
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SNCB :
Leçons d’une grève historique

Le 25 mai dernier, des cheminots sont partis en grève spontanée pour défendre leurs conditions de travail. Le motif qui a déclenché l'arrêt de travail fut la publication d'un nouveau règlement, la veille, qui représentait de fait une perte de minimum deux jours de récupération d’heures supplémentaires par an, à comprendre dans un contexte plus général de privatisation du service public... Pendant 10 jours, ils se sont organisés autour des piquets de grève. Ils n'ont pas obtenu le retrait du règlement, mais cela n'empêche que ce fut une expérience sans précédent depuis les grandes grèves des services publics au début des années ‘80. Les représentants syndicaux ont tout de suite essayé de prendre en main la direction de la grève et de marginaliser les travailleurs réunis aux piquets. Nous revenons sur ce combat historique pour essayer d'en tirer des conclusions, afin de mieux organiser nos luttes à venir et nous donner plus de chance de victoire.

Caterpillar

Début septembre 2016, la direction de Caterpillar annonce la fermeture de son site à Gosselies. La direction de l'entreprise et la fédération Agoria parlent de la suppression de 2.000 emplois directs et 3.600 emplois indirects, mais ces chiffres ne prennent pas en compte d'autres petites entreprises, liées ou dépendantes de Caterpillar. Sans parler de tout le tissu économique autour de l'entreprise et dans la région.

4 septembre 2016

Fermeture de Caterpillar :
les syndicats doivent organiser la lutte !

La volonté de la direction de Caterpillar de fermer le site de Gosselies est terrible pour des milliers de familles. Cette fermeture intervient peu de temps après celle d'une autre usine emblématique, celle d'Arcelor, et alors que, seulement deux ans auparavant, les travailleurs avaient entre autre accepté la perte de 1300 emplois. Elle montre qu'en ce qui concerne leurs profits, les patrons ne sont jamais rassasiés ; que les milliards concédés par les caisses de notre sécurité sociale et de nos pensions à travers les cadeaux fiscaux ne leur suffiront jamais. Elle prouve, une fois de plus, l’extrême violence de ce système capitaliste en écrasant des vies entières sans état d’âme, alors que cette multinationale vient de réaliser un chiffre d'affaires de plus 10 milliards le dernier trimestre. Les actionnaires disent que la fermeture de Gosselies est nécessaire « pour limiter leurs pertes » et veulent faire payer la crise aux travailleurs. Et nos dirigeants s'indignent du « scandaleux » de ces patrons qui n'ont aucune compassion pour des travailleurs qui tant d'années les ont servi.
       Mais qu'attendent-ils ? Ces patrons, ils font tout simplement leur boulot : préserver et si possible augmenter les bénéfices, et prendre les mesures nécessaires à tel effet, fermer un site, en installer un ailleurs où ça rapporte plus, licencier ceux qui coûtent trop cher... C'est tout simplement la logique du système capitaliste.
      Mais ce n'est pas notre logique ! La production de richesse est trop importante pour la laisser en main des capitalistes. C'est pourquoi, il faut nationaliser Caterpillar.

1er mai 2016

Reprendre le chemin de la grève, en l’organisant à la base

Dans son Accord de gouvernement d’octobre 2014, le gouvernement Michel annonçait qu’il préparerait « l’ouverture du marché du transport national de voyageurs sur le plan législatif et réglementaire », le dernier « paquet ferroviaire » exigé par la Commission européenne pour libéraliser complètement le rail. Et l'objectif est avoué explicitement : « Simultanément, une préparation des entreprises publiques ferroviaires en interne à la libération du marché sera menée. »

10 février 2016

Le syndicat, c'est nous

Ces derniers mois de nombreuses grèves ont eu lieu, que ce soit à la Poste, dans les prisons, et bien sûr à la SNCB. Cette dernière fut un exemple de combativité. En effet, malgré la répression sans précédent (intimidations policières, envoi des huissiers, propagande médiatique brutale et trahison des dirigeants syndicaux du nord du pays), une grande partie du pays a été paralysée durant 48 h !